Téléphonie Nostalgie d'une certaine époque
Le réseau social des collègues de travail romands de diAx-sunrise
a commencé(e) cette discussion. Dernière réponse par Bob 9 Déc. 2008.
Quelque 92 entreprises actives dans la production ou prestataires de service se sont données la peine de répondre au questionnaire. Bonne nouvelle pour la minorité romande: Le français reste un "Must" en matière de communication et de marketing. Sept entreprises sur dix plébiscitent la langue de Voltaire dans leur programme de relations publiques (62% dans leur marketing). Ces deux disciplines dépassent de loin le bilinguisme en matière de secrétariat (54%), service à la clientèle (47%) et la vente (46%).
Questionnées sur l'efficacité de leur communication francophone, les sondés alémaniques se montrent très satisfaits. Ce résultat est quelque peu surprenant lorsqu'on analyse la communication de bon nombre de sociétés suisse alémaniques. Il s'explique peut-être par le fait que ce questionnaire a été majoritairement rempli par des entreprises majoritairement francophiles.
L'organisation alémanique de la communication en Romandie n'est pas uniforme. Différents modèles sont appliqués tels que l'"insourcing" et l'"outsourcing de compétences linguistiques sur son marché domestique ou sur son marché cible. Une grande majorité des entreprises sondées considèrent leur communication comme une tâche centrale qui doit être réalisée à l'interne (93 réponses). Une plus grande majorité (117 voix) exercent leur communication depuis la Suisse alémanique dont 88 en langue française.
Le choix du modèle d'organisation de la communication influence l'efficacité de la communication marketing. Les sondés considèrent la collabaration avec une agence de communication romande comme meilleure alternative. La variante d'une communication internalisée Outre-Sarine auprès d'un collaborateur de langue maternelle romande remporte également un bon suffrage. La variante jugée la moins efficace semble être l'internalisation Outre-Sarine d'une communication multilingue à l'échelle suisse.
Lorsqu'on interroge les sociétés suisses allemandes sur leur mix-média, les réponses sont aussi différentes que leurs activités propres, groupes cibles et les ressources à disposition. Les entreprises efficaces en matière de communication semblent privilégier les médias électroniques et la communication personnelle au détriment de moyens de communication onéreux sur papier et non périodiques, tels que les rapports annuels.
les alémaniques considèrent de façon subjective les barrières culturelles et linguistiques ainsi que le déficit en matière de réseautage social comme principaux défis à relever en Suisse romande en matière de communication marketing. Les entreprises industrielles et les entreprises de petite taille semblent particulièrement démunie en matière linguistique et culturelle. Les entreprises de grande taille et les prestataires de services proposent directement leurs produits aux romands. Cette interaction directe améliore leurs compétences en matière linguistique et culturelle. 49% des PME d'une taille supérieure à 100 employé(e)s se considèrent moins confrontées aux défis culturels et linguistiques, mais annoncent d'autres difficultés en matière de coordination géographique et temporelle ainsi que du contenu de leurs différents moyens de communication marketing. La taille de l'entreprise semble donc directement corélée au volume d'informations émises ainsi qu'à ses coûts de coordination.
Lorsqu'on les questionne sur leur priorités, les entreprises alémaniques plébiscitent une élévation de leur notoriété ainsi qu'un développement de leur présence médiatique (38%) en Romandie. Elles comptent également bien élargir leur mix de communication marketing (23%) mais cette volonté n'est pas d'ordre éthique ou sentimental puisque la raison est principalement l'atteinte d'objectifs marketing généraux et non pas l'augmentation ciblée de leur affinité envers la Suisse francophone.
Pourtant prsè d'une entreprise sur cinq désire augmenter son affinité envers la Romandie à travers l'augmentation du nombre de contacts avec sa clientèle et une meilleure orientation de ces clients. 13% des sondés déclarent vouloir intensifier leur réseautage avec les journalistes et les leaders d'opinion romands . Un plus petit nombre copte développer des mesures culturelles spécifiques: 7% misent sur la sensibilisation interne, 5% désirent rajouter dans leur communication des thèmes spécifiques à la région romande, et 4% misent sur une augmentation de leur personnel ou l'engagement d'un communicateur "freelance" romand. Cette relative retenue s'explique par le fait que l'amélioration culturelle et linguistique est une opération de longue haleine qui ne se résoud pas du jour au lendemain.
Différence de comportement romand et alémanique en matière de consommation des médias
Les résultats REMP les plus récents démontrent que les suisses francophones consomment plus de médias électroniques que les suisses-allemands. Notre pays compte actuellement 22.9% d'auditeurs alémaniques contre 31,4% d'auditeurs romands et 61,9% de télespectateurs de langue allemande contre70,4% de téléspectateurs francophones. Par contre, les alémaniques sont de meilleurs consommateurs d'encarts publicitaires que les romands (52,8% contre 42,8%).
Les romands semblent plus individualistes que les alémaniques. En effet, les Suisses-allemands privilégient le conseil personnel externe, amical ou familial lorsqu'ils prévoient un achat. Cette différence s'exprime particulièrement en matière de mode (51,3% contre 35,6%), d'électroménager (52,6% contre 38,7%), le mobilier (46,1% contre 30,5%), les services bancaires (44,9% contre 29,8%) ou les assurances (47,9% contre 33,6%).
S'ils sont plus gros consommateurs en matière de médias électroniques donc vraisemblablement également de publicité, les romands n'en sont pas moins critiques à son égard. En effet, si 48,1% des suisses alémaniques se satisfont de la bonne qualité de la publicité helvétique, ils dne sont que 44,5% de romands à la plébisciter. De façon similaire, les alémaniques sont plus sensibles que les romands en matières d'utilité publicitaire, soit l'importance d'une transparence du marché (63,6% contre54,5%) ainsi que ans l'importance du lancement de nouveaux produits sur le marché (72,7% contre 68,7%)
Arrêtons donc de prétendre que le röstigraben n'existe pas. Ces chiffres démontrent le contraire. Même si les Suisses connaissent vraisemblablement des barrières encore plus importantes à l'exemple de la barrière ville-campagne et que l'on ne peut pas occulter les différences régionales, cantonales, locales dans un pays fondé sur l'esprit de fédéralisme. Il s'agit dans tous les cas de communiquer le plus efficacement possible en prenant compte de ces différences qui contribuent à souder les différents composants qui forment la Confédération helvétique.
La deuxième édition du séminaire intensif "Besser kommunizieren in der Suisse Romande" aura lieu après-demain jeudi 29 octobre à la HES d'Olten (FHNW). Ce séminaire a été créé sur mon initiative avec les professeurs de cette haute école suite à l'édition du prix suisse de la communication intégrée, il y a deux ans.
Durant cette journée, nous allons traiter la problématique du franchissement de la barrière de Rösti (Röstigraben) avec différents intervenants provenant du secteur académique et du secteur économique. Ce cours s'adresse à des responsables de communication d'entreprises, du secteur public ou d'organisations à but non lucratifs.
Si cela vous intéresse, nous pourrions également organiser un cours similaire en Suisse romande afin d'aider les responsables suisses romands de communication à mieux franchir la barrière de rösti et à mieux communiquer en Suisse alémanique.
Intéressés? Je vous invite à me contacter par l'intermédiaire de ce blog ou du réseau social "Communication Romande" via http://communicationromande.ning.com
Près de 300 personnes (essentiellement des aficionados de la communication 2.0) se sont déplacées hier dès 17h au cinéma lausannois Capitole pour la première du film promo-explicatif « Attack of the Buzz » produit par le département Buzzilla de l’agence de communication numéro10.
Ce film de 30 minutes est le résultat d’un mixage par Tolga Dilsiz de 300 films américains de série B des années 50 agrémenté d’un commentaire anglo-saxon décrivant cette nouvelle forme de communication dite « dynamique » qui vient compléter –voire même sublimer – la communication dite « classique ».
D'après moi, cet événement résume parfaitement bien la communication prônée par cette agence. Si le film quelque peu généraliste dont la trame était connue d’avance d’un public majoritairement professionnel, sa mise en scène fleurait bon la nostalgie des film américains de grand-papa. Et cela m’a personnellement rappelé de bons souvenirs.
J’ai également apprécié l’interview de Gilles Aebi qui a suivi la diffusion du film. Eminemment sympathique, le propriétaire de l’agence Numéro10 n’oppose pas l’ancienne communication classique à la nouvelle communication dynamique mais tend plutôt à marier les deux pour le meilleur. Selon lui, la communication 2.0 tend à dynamiser la communication classique qui sert de caisse de résonnance aux marques. En effet, la communication dynamique doit énergiser la marque en travaillant sur le court terme.
Certains inconditionnels des nouvelles technologies de la communication seront peut-être déçu par cette vision très fédéraliste d’une communication plus efficace grâce au mariage du nouveau et de l’ancien. Pour ma part, j’ai apprécié. Et admire le fait que sponsors en grand nombre et quelque 300 personnes se soient déplacés à Lausanne pour une présentation relativement basique de ce qu’est la communication 2.0 et de l’agence qui s’est mise sous les feux de la rampe pour faire son auto-promotion et nous faire part de son savoir-faire en la matière. Ce moyen de promotion me rappelle quelque peu le publireportage classique revu à la sauce 2.0 et sublimé par des éléments visuels qui marquent nos esprits.
Intéressant et à suivre.
PS: merci à Sandrine Szabo (et accessoirement à Twitter en tant que média) de m'avoir offert un billet VIP en gagant un concours organisé par l'agence Netinfluence. Personnellement, j'aurai eu de la peine à mettre la main au porte-monnaie pour visionner un film publicitaire.
Lancé par Mathieu Janin et le Groupement Romand de l'informatique, le réseau social "Informatique Romande" compte déjà près d'une centaine de membres professionnels suisses romands de l'informatique quatre semaine après son inauguration. Ce bon résultat démontre l'intérêt de réseaux sociaux institutionnels et du réseautage en ligne qui est dans l'ère du temps.
Infos: http://informatiqueromande.ning.com
Ce succès confirme l'intérêt des réseaux sociaux associatifs ou institutionnels dans le but de fédérer une communauté d'individus ayant des intérêts communs. Selon moi, ce type de réseaux devrait exploser durant les prochains mois.
N'hésitez pas à me contacter si vous désirez créer un tel outil dans le cadre d'un projet similaire. Selon moi, le principal défi n'est pas d'ordre technique mais plutôt dans la garantie d'un flux continu d'informations afin de fidéliser les utilisateurs de la plateforme et de les conforter dans la valeur ajoutée du site.
Êtes-vous prêts à investir une à deux heures quotidiennes de votre temps pour développer votre plateforme? Sinon, vous pouvez outsourcer sa fourniture de contenu auprès de moi ou d'un autre "Community Manager" chargé de faire vivre votre propre communauté.
Intéressé?. N'hésitez surtout pas à me contacter...
Ajouté par Mathieu Janin
Ajouté par Mathieu Janin
Publié le 24 Décembre 2008 à 10 06 ...
Publié le 7 Décembre 2008 à 18 06 ...
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